Les merveilles de la vallée de la Grava

Avec toutes mes excuses pour mes fidèles lecteurs (dont certains m’ont gentiment et légitimement remonté les bretelles), je reprends ici le récit de cette HRP. Elle le mérite bien, alors que j’avais lâchement abandonnée, happé par un retour à la civilisation aussi confortable que mortifère pour la discipline scripturale !

Bolquère permet à peine de ravitailler. Il a fallu rejoindre Font Romeu, à une demi heure de là, pour récupérer du gaz juste avant la fermeture du magasin. Nous repartons à la hâte de cette station de ski sans âme, envahie de voitures. Nous camperons au-dessus de la ville, près des pistes de ski, près d’une prairie infestée de moucherons, qui nous forcent à dîner dans la tente. Le moucheron est souvent le signe annonciateur du bétail, qui a effectivement miné les environs. La fatigue est là, entre la chaleur, les kilomètres et les tracas du ravitaillement, et je trouve le sommeil rapidement. Le lendemain, ce sont des chevaux d’élevage bien curieux qui viennent nous saluer, en broutant autour de la tente, et même un peu trop curieux de nos ustensiles.

Nous repartons rapidement et prenons un magnifique petit déjeuner au bord d’un lac, l’Estany de la Pradella.

Puis nous passons le barrage de Bouillouse et son lac de retenue. L’endroit est touristique : un car nous dépasse sur la petite route qui monte de la vallée, et déverse des marcheurs à la journée touts propres, non loin des infrastructures du parc naturel. Nous surprenons certains randonneurs longue distance, qui ont subrepticement escamoté la petite montée pénible promettant goudron, trafic et torpeur. Nos aventuriers vont majoritairement tenter l’ascension du pic Carlit, une ascension de 4h30 environ. En ce qui nous concerne, nous contournons le massif pour remonter le talweg, le long d’une sublime vallée, qui me rappelle en de nombreux points la Sierra Nevada (ce qui n’est pas le moindre des compliments) : lacs translucides, ruisseaux langoureux qui serpentent dans marais d’herbe grasse, de vase, de roche et de pins… Cet endroit, que nous l’avions repéré sur la carte à l’avance, a tenu ses promesses et bien plus. Le soleil rend le panorama parfait, et pour autant pas lassant.

Le lac de l’Estanyol, le portella de la Grava, le col d’anyel, le refuge des Besines… : trajet le long du GR10 et de ses variantes et beau, et avalé rapidement.

Nous profitons du beau temps car nous savons qu’il ne durera pas. L’orage est annoncé pour demain. Cela complique notre programme. Nous décidons donc de passer la surmultipliée pour atteindre l’Hospitalet le soir même, et ravitailler. Nous atteidrons ainsi une trentaine de kilomètres sur cette étape. La descente est infernale, mille mètres de dénivelé négatif, mais le moral est bon. Par chance, l’épicerie est encore ouverte à 19h, et nous permet de faire le plein pour 4 jours : Andorre et l’Ariège sauvage arrivent, nous y croiserons moins de villes.

 

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