• réflexions

    Marcher léger, mais à quel point ?

    pourquoi marcher léger ? La monde de la randonnée connait actuellement une tendance à l’extrême légèreté. Elle sévit particulièrement sur le PCT, mais aussi sur toute longue randonnée itinérante en autonomie. Comme toute mode, il faut rester ouvert à ses bienfaits, tout en se méfiant de ses excès. Car il y en a quelques uns. L’humain est ainsi fait, qu’il a tendance à croire que tous ceux qui l’ont précédé sur cette terre sont des sombres abrutis ignorants qui devaient composer avec les limitations de leur époque obscurantiste. Rien n’est plus faux. En architecture, en agriculture, en science, en économie, en géopolitique, en philosophie, dans tous les domaines, il est important…

  • Californie du Sud - Octobre

    Derniers pas jusqu’au Mexique

    Le trajet sur le PCT continue d’être très solitaire. Trois jours peuvent passer sans croiser personne. Au moment où je me dis que décidément, le PCT est bien vide, je rencontre subitement « Anchor Man » puis « August ». Anchor man est un Canadien d’Ottawa. Il a parcouru le PCT en 4 mois, mais ralentit volontairement car ses amis qui viennent l’attendre à la frontière ne sont pas encore arrivés. Faire le PCT en quatre mois, c’est tenir un rythme vraiment soutenu, avec marche de nuit, départs tous les matins à 5h et très peu de pauses. C’est un niveau au dessus de la plupart des marcheurs, dont moi. August est une Sud…

  • Californie du Sud - Octobre

    Les fantômes du souvenir

    Les incendies ces dernières années ont forcé les Rangers à fermer le Trail au dessus d’idyllwild. Les détours mis en place ont eux aussi brûlé depuis. Il n’y a donc pas d’autre solution pour sortir d’Idyllwild que de prendre la nationale. Mais elle est trop étroite et dangereuse pour être parcourue à pied. La séance d’auto-stop pour sortir de la ville est la seule solution. Et finalement une bonne leçon à moi-même : la patience amène les belles rencontres. Un premier automobiliste sympathique me prend très vite et me fait sortir de la ville. Puis il me faut à nouveau faire du stop pour rejoindre le Trail. J’attendrais près d’une…

  • Californie du Sud - Octobre

    Le mont San Jacinto

    Après Big bear Lake, le chemin descend le long de plusieurs canyons. Ces rivières très encaissées ont un débit famélique à cette époque de l’année : à peine un petit ruisseau, souvent souterrain. Mais cela permet quand même de ne pas transporter trop d’eau, et d’avoir un peu d’ombre. La végétation est plus diversifiée aussi, moins sèche, avec de superbes sycomores de Californie, ce qui change des résineux. A quelques endroits proches des routes, certaines personnes laissent des bonbonnes d’eau potable, à l’emplacement répertorié des fameuses « caches » : merci les Trail Angels. En descendant, les températures se réchauffent nettement. De Big bear lake, où il faisait plutôt frisquet, on passe…